L’in-temps

Christian Hubin – 80 p. – 21 x 14,7 cm – 2020 – ISBN 978-2-905573-21-6 – 14 €

 

Montée des fontes de la vallée.                                                                  

Fragments de face. Souches, serments. 

L’in-temps sans lui, qui longe en lui.

 

Au socle vers l’Argonne :

– Que vouliez-vous dire ?

Cristaux de soude. Plombs sautés.

 

Que vouliez-vous entendre ?

A ce moment ?

 

Que se passerait-il

si nous étions ?


L’in-temps est composé de quatre parties. Les trois premières regroupent des poèmes courts et des poèmes en prose, prenant souvent la forme de très courts fragments. 

Ces textes font apparaître la figure de grands anciens, que ce soit dans le domaine de la littérature (Char, Mandelstam, Frénaud, Celan, Rimbaud, etc.), de la philosophie (Merleau-Ponty, Jankélévitch, Plotin, Héraclite, etc.), de la musique (Xénakis, Dunstable, Dufay, Schumann, etc.), du cinéma (Chris Marker).

La quatrième et dernière partie, intitulée « Lectures », est une suite d’études en forme d’hommages à des écrivains et poètes d’aujourd’hui : Bernard Noël, Jacques Ancet, Esther Tellermann, François Jacqmin, Roger Munier. L’ouvrage se clôt enfin sur un hommage à Julien Gracq. 

Quant au titre, L’in-temps, il apparaît dans le dernier poème de la première partie. L’auteur évoque par là le in latin, qui implique souche, fond, structure, mais aussi et simultanément négation ou impossibilité. En sorte que le poème vit virtuellement dans le réel et, complémentairement, dans le signe de l’impossible, de l’inexistant. Au fond, l’interrogation permanente qui court tout au long de ce livre et, au-delà, dans toute l’œuvre de Christian Hubin, est : qu’est-ce qu’un poème ? 



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